Les coupeurs de feu pratiquent des rituels de guérison d’inspiration chrétienne pour lesquels il n’existe aucune preuve d’efficacité, et la satisfaction des patients peut facilement s’expliquer par l’évolution naturelle des brûlures et par l’effet placebo.
La seule étude d’efficacité disponible, réalisée en radiothérapie, ne montre aucune différence entre les patients ayant eu recours à un coupeur de feu et ceux n’y ayant pas eu recours, y compris pour des critères subjectifs comme la douleur. Il n’y a donc même pas de preuve scientifique que cette pratique permette un effet placebo notable, même si les patients sont très majoritairement satisfaits de l’intervention des coupeurs de feu.
Cette pratique ne doit donc pas se substituer à une prise en charge médicale, et même si le patient peut tout à fait décider de recourir à un coupeur de feu (en plus et non pas à la place d’un vrai traitement), les soignants ne devraient pas la présenter comme une pratique efficace et éprouvée.