Depuis le 1 janvier 2018 l'administration fiscale oblige toutes les entreprises qui effectuent des ventes aux particuliers à utiliser des logiciels de caisse certifiés, pour lutter contre la fraude à la TVA. Les CMS de e-commerce sont considérés par l'administration fiscale comme étant des "système de caisse", et sont à ce titre soumis à cette nouvelle loi. L'objectif est parfaitement compréhensible, mais les moyens mis en œuvre pour l'atteindre sont disproportionnés et injustifiés dans le cas du e-commerce qui ne manipulent pas d'espèces. Cette obligation va avoir un effet dévastateur sur tout un ensemble de petits sites de e-commerce, qui utilisent à plus de 80% des « logiciel maison » ou des solutions « open source » pour fonctionner. Au delà des seules e-commerçants c'est tout l'écosystème du e-commerce qui est mis à mal. En effet, la mise en place et la modification des logiciels "open-source" ou "développés en interne" est en pratique quasiment impossible.
Seuls les éditeurs Saas et les éditeurs de solution propriétaires se frottent les mains, et tentent de nous expliquer que cette loi est une occasion unique que doivent saisir les e-commerçants