Dès les premiers mots, les filles sont en avance sur les garçons en développement du langage, et maintiendront par la suite cet avantage en lecture et en orthographe. Dès le cours préparatoire, les performances en mathématiques commencent à diverger entre garçons et filles, à l’avantage des garçons. A la sortie du système scolaire, ces inégalités se prolongent par des choix d’orientation différents.
Pourquoi le développement cognitif, les apprentissages et les préférences suivent-ils des trajectoires en partie différentes, en moyenne, entre garçons et filles ? Quels sont les facteurs sociaux qui peuvent influencer ces trajectoires ? Et quelles sont les preuves des effets causaux de ces facteurs sociaux ? Quels sont les facteurs biologiques précoces qui pourraient aussi être impliqués ? Et quelles sont les preuves de leurs effets ? Pourquoi donc des différences cognitives entre les sexes auraient pu être sélectionnées au cours de notre évolution ?
En replaçant notre problématique scolaire dans le cadre plus général de l’héritage d’un milliard d’années de différences entre les sexes, nous examinerons les données et les niveaux de preuve à l’appui de toutes les hypothèses, pour tenter d’en dégager les explications les plus plausibles dans l’état actuel des connaissances.
Une conférence de Franck Ramus, directeur de recherche au CNRS
Cette conférence a eu lieu à l'ENS de Paris, à l'occasion de l'assemblée générale de l'afis 2025.
Lors de ma carrière universitaire de plus de 30 ans, en plus de mon programme de recherche, j’ai donné des cours sur une variété de sujets à des milliers d’étudiants. Parmi ceux-ci : la biologie évolutive, l’écologie et l’anatomie comparée des vertébrés, incluant un cours spécifiquement sur l’humain. Le concept de sexe binaire (mâle et femelle) est omniprésent et fondamental dans tous les cours et tous les programmes de recherche en biologie.
Sexe et genre Conférence pour chefs scout à Villefranche 07/01/03 Professeur René Ecochard - YouTube
Dans cette vidéo, René Ecochard répond, à l'aide des neurosciences, à trois questions :
- Y a-t-il une part innée dans la personnalité féminine et masculine ?
- Ai-je le corps qui convient à ma personnalité ?
- Quel est le sens du masculin et du féminin ?
Un site sur l'amour, le sexe, la vie, la mort.
L'influence de l'alimentation de la femme sur le sexe du fœtus a été étudiée à partir de 1935 par HERBST qui constate l'intervention de certains ions dans la détermination du sexe des vers marins.
STOLKOWSKI, en 1958, étudie l'influence de l'alimentation sur le sexe des batraciens et, en 1967, sur celui des bovins. Il arrive à la conclusion qu'une alimentation riche en alcalins (sodium, potassium) est nécessaire pour obtenir des mâles, et qu'une alimentation riche en alcalino-terreux (calcium, magnésium) est nécessaire pour obtenir des femelles.
La confirmation de ces expériences animales est obtenue dans l'espèce humaine grâce à des expériences rétrospectives et prospectives menées de manière parallèle en France par STOLKOWSKI, DUC et PAPA, et au Canada par LORRAIN et GAGNON.