Cette répression numérique, un ensemble de technologies permettant la surveillance, la censure et – en fin de compte – le contrôle des internautes à l’échelle d’un pays tout entier, est depuis quelques années un rêve accessible pour tout dictateur disposant de quelques dizaines de million de dollars.
Un outil pour conserver ses mots de passe en sécurité
Nous en avons eu confirmation de la part de Christian Paul, via son cabinet parlementaire : la proposition PS vise bien à abroger les dispositions pénales non seulement d'Hadopi mais aussi de l'article 4 de la LOPPSI, celui sur le blocage des sites pédopornographiques.
Un pétition contre la LOPPSI 2
Je souhaite que l'on arrête de me dire que le gouvernement français ne comprend rien à Internet. Les hommes et femmes politiques sont en général des personnes TRES intelligentes. J'aimerais que les geeks arrêtent de les prendre pour des demeurés, cela leurs éviteraient de se faire enfumer comme c'est le cas depuis longtemps. Les mots du texte sont pesés, les arrières pensées aussi. Le gouvernement sait ce qu'il veut faire.
C'est terrifiant.
Censurer les sites pédophiles plutôt que de chercher à les faire fermer, c’est comme assister à un viol et se cacher les yeux en se disant que ça n’a pas lieu.
Alors, résistance aux pannes ou contrôle accru ? Il va falloir choisir... Les deux sont complètement incompatibles : ce qui rend la censure si difficile à faire respecter, c'est justement ce qui rend l'Internet si robuste, la variété des connexions et des techniques, et surtout l'intelligence et l'initiative des acteurs.
« C’est comme si vous vouliez arrêter des avions en plein vol avec des barrages de voitures en espérant qu’ils vont passer par là. »
C'est donc au tour de la LOPPSI de venir tenter de réguler le Net. Cette cohérence dans l'obstination à vouloir contrôler l'Internet a quelque chose d'effrayant pour notre démocratie. La main mise gouvernementale sur les médias n'est plus un fantasme mais bel et bien une réalité... Petites chroniques ordinaires de l'orwellisation de notre société de l'Information.
le blocage est parfois davantage signe de boucherie que d’opération chirurgicale au microscope.
Cette tendance à la prise en otage des prestataires techniques, dernière tentative de la part d’un État dépassé par la démocratisation ultra-rapide de l’accès à l’information, n’augure rien de bon en matière économique. En effet, on laisse aux entrepreneurs le choix entre les deux pires ennemis du développement et de l’innovation : l’insécurité juridique ou l’ultra-régulation.
L’application de la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure en arriverait donc à protéger l’anonymat des « consommateurs » et favoriser l’enrichissement des vendeurs.
En réaction aux lois qui visent à restreindre nos libertés de communication et notre droit au respect de la vie privée sur internet, la ligue Odebi lance le projet Odebian. L'objectif est de fournir un OS 'live' cumulant les avantages de debian (liberté, sécurité, fiabilité, communauté) et les valeurs défendues par la Ligue Odebi.
Il s'agit clairement une réponse Anti Loppsi. anonymat, cryptage, etc etc ... de plus étant un OS sur clé USB (ou live-cd) il ne devra laisser aucune trace sur le disque dur du pc que vous aurez utilisé, à chaque boot l'OS redeviendra 'vierge'.
Ce projet devra fournir un système accessible à tous nos concitoyens, madame michu compris. Le genre de truc à avoir dans sa poche afin de pouvoir utiliser de manière sécurisée n'importe quel pc, ou que l'on soit sur la planète.
Le fantasme du contrôle d’Etat sur les déplacements individuels n’est pas un thème de droite ou de gauche. La liberté est inscrite sur nos frontons républicains. Ceux qui soutiennent LOPPSI semblent n’en pas être dignes. Il serait temps qu’ils apprennent à faire la mesure des valeurs de ce pays.
Le processus qui consiste à fermer les sites qui contiennent des éléments pédopornographiques ne prend pas plus de temps que la transmission de la liste des sites à bloquer. Ceci montre l'absurdité du raisonnement que l'on trouve derrière le simple blocage - il n'y a aucune raison de bloquer les contenus illicites et de les laisser sur Internet, toujours accessibles à qui fournira un effort minimal pour contourner le blocage.
Accepteriez-vous une caméra de surveillance dans votre voiture ?
Au final, depuis 2019, les gens ont tout arrêté… Ils ont arrêté d’écouter de la musique et de regarder des films. Ils ont arrêté d’aller sur le net, de regarder la TV ou encore de voyager. Les gens ont fait comme moi… Ils se sont posé sur leur balcon ou dans leur jardin et ont commencé à profiter de ce qui les entouraient… Le vent, le chant des oiseaux, le bruit des vagues, la couleur de l’herbe, du ciel, les conversations avec d’autres gens…etc…etc. Internet n’était plus qu’un mauvais souvenir… Mais bien que le piratage avait été éradiqué, le marché de la musique et du film, trop cher pour les habitants de cette planète, a continué de se casser la gueule…
Votre position pour le coup décrédibilise votre position contre le filtrage puisque vous estimez que la liberté d’opinion et d’expression doit être seconde vis à vis d’opinions qui sont dominantes.
Je vous suivais jusque là dans votre combat contre Lopsi et consort, j’ai maintenant de gros doutes sur votre recul.
Le texte qui suit décrit dans le détail le business de la pédopornographie et son évolution ces dix dernières années, il s’appui sur un an d'enquête et, en large partie, sur ce témoignage fait par l’un de ceux qui a vécu, de l’intérieur, l’évolution de ce milieu, confronté, comme beaucoup d’autres, à l’arrivée des technologies internet.
==> À faire lire à tous les députés qui vont devoir se prononcer sur la LOPPSI !
En effet, après Hadopi censé défendre le droit d'auteur, mais qui est en retard d'un métro sur les technologies, Loppsi est censée mettre un frein, sinon un terme, à la pédopornographie sur Internet. Or, Fabrice Epelboin décrit minutieusement comment les distributeurs de contenu pédophile se sont déjà organisés pour échapper à toute menace de ce type.