Résumé : Cet article est consacré à la thèse de la masculinisation du français, déployée par Éliane Viennot. Cette thèse soutient que des hommes lettrés au milieu du XVIIe siècle ont sciemment modifié le français pour y diminuer la présence du genre grammatical féminin. Cet argumentaire historique légitime en partie l’écriture inclusive contemporaine. À cet égard, la présente étude ne porte pas sur un mot polémique, mais sur le genre polémique qu’est devenu le masculin dans les sociétés francophones. L’objectif est d’apporter un contre-argumentaire historique à deux analyses proposées dans la thèse de la masculinisation, à savoir la question du e féminin en poésie au XVIe siècle et le féminin
des noms de métiers au XVIIe siècle. À la lueur de l’histoire de la grammaire, de la lexicographie et de la langue, l’étude réfute la thèse de la masculinisation dans le cas des deux phénomènes discutés.
L’écriture inclusive à l’épreuve de la linguistique. Document de synthèse. – Perditions idéologiques
Éclairage linguistique concernant une imposture idéologique
Malgré sa prétention affichée à contribuer au progrès social, l’écriture inclusive (EI) se fonde sur des prémisses fausses, liées à une interprétation partiale qui déforme la réalité des fonctionnements grammaticaux attestés de la langue française. L’écriture inclusive est une réforme militante de la langue. Elle entend y inscrire diverses identités de sexe, ce qui n’a rien de commun avec la description des classes nominale du français et constitue une revendication politique fondée sur des croyances et non sur des connaissances empiriquement vérifiées. Ses partisans, même parmi les linguistes, prescrivent des ouvrages et références qui vont à rebours des méthodes, données et savoirs admis en sciences du langage.
Ce court article comporte :
- un rappel des problématiques linguistiques concernant l’écriture inclusive
- des citations importantes résumant les erreurs et falsifications de l’inclusivisme
- une bibliographie avec des liens pour consulter certains articles en ligne
Distinguer le signe (ce qui est écrit) du référent (ce qui existe dans la réalité (ou pas : licorne) et se trouve désigné par le signe).
Distinguer le genre grammatical des études de genre.
Comprendre que le genre grammatical est arbitraire et ne désigne pas le sexe biologique.
Merci madame !
Un linguiste pour l'inclusivité de la langue, mais sans les points médians !
On voit bien que Vaugelas ne prescrit rien et qu'il préfère à titre personnel l'accord de proximité au féminin plutôt que l'accord au masculin. Bref, tout le contraire de ce que la vulgate féministe lui fait dire !
Entretien avec Claire Martinot, Professeur en linguistique (Sorbonne université), présidente de la Cellule de Recherche en Linguistique (CRL)
Parce qu'on en entend beaucoup parler et pas toujours avec les bons arguments, d'un côté comme de l'autre, une mise au point s'impose.
Une vidéo ni pour ni contre l'écriture inclusive.
Par un linguiste.
Pour remettre les pendules à l'heure sur divers arguments des uns et des autres.
De plus, l'anglais est une langue imprécise, qui rend d'autant moins acceptable sa prétention à l'universalité.
Place et fréquence des lettres dans les mots selon la langue