Que peut-il se passer quand une société copie le contenu du site d'une autre société ?
Une très belle illustration du danger qui pèse sur les communautés Open source face à une application bête et méchante du copyright.
Et reste cette question lancinante : contrôlons-nous vraiment ce que nous achetons ?
La meilleure solution reste de prendre les plagiats comme des flatteries. Ou sinon, de ne plus rien créer du tout.
Même les parlementaires qui ont assisté à la table ronde du 21 novembre reconnaissent "l’inadaptation et le manque de transparence de la commission copie privée, et le niveau aberrant des tarifs supportés par les consommateurs", rappelle Alain Bazot, déplorant que Aurélie Filippetti "continue de ne prêter l’oreille qu’à la petite musique des ayants droit".
L’industrie du copyright comprend exactement ce qu’est Internet, et qu’il doit être détruit pour que cette industrie garde un soupçon de pertinence.
Pourtant, d’un point de vue éthique, le copyfraud est aussi grave que le piratage. Privatiser le domaine public n’implique pas un préjudice pour un particulier ou une entreprise, mais pour tout le monde. On porte atteinte au patrimoine commun d’une collectivité, voire de l’humanité.
Si l’OMPI persiste dans ses intentions, elle va sans doute aller au devant d’une opposition semblable. L’image des Nations unies n’en sortirait pas grandie.
Enfin, politiquement, cette opposition revient à nier que la France soit un pays capitaliste, en laissant entendre que, contrairement au mythique « monde anglo-saxon », notre système à nous échapperait aux lois d'airain de l'argent. Je sais que certains créateurs préfèrent vivre d'illusions mais ils devraient faire face à la réalité : ils sont des prolétaires et, comme tels, n'ont aucun droit.
L'opposition droit d'auteur contre copyright est donc juste de l'écran de fumée idéologique.
Ce que nous avons là, c’est un siècle de mensonges, un siècle qui met au grand jour la culture interne propre à l’industrie du copyright. Chaque fois qu’une nouveauté est apparue, l’industrie du copyright a appris à pleurer comme un bébé affamé, et a presque à chaque fois réussi à faire en sorte que le législateur dirige vers elle l’argent du contribuable ou restreigne les industries concurrentes. Et à chaque fois que l’industrie du copyright réussit à le faire, ce comportement s’en est trouvé encore renforcé. Il est plus que temps que l’industrie du copyright perde ses privilèges, chacune des redevances qu’elles perçoit et qu’elle soit expulsée de son nid douillet pour se mettre au boulot et apprendre à opérer sur un marché libre et équitable.
Décidément, le gouvernement a non seulement un trop grand copinage avec les "ayants-droit" mais surtout déconne vraiment complètement quand il s'agit de la taxe sur copie privée. Cette taxe est un scandale.
Une guerre conceptuelle, sémantique a commencé visant à privatiser peu à peu ce qui pourrait être de l’ordre du monde des idées et peut être si nous n’y prenons pas garde du phénomène de la pensée. Pour se faire un nouveau vocabulaire est en train d’émerger, tel l’expression sémantique mensongère "propriété intellectuelle", visant à faire admettre l’inadmissible, c’est à dire qu’un seul homme peut se prévaloir être le propriétaire d’une idée.
Je le dis à chaque fois, mais je pense véritablement que c’est en replaçant l’artiste au centre que l’on avancera. Alors est-ce que l’artiste doit à tout prix utiliser les CC. ça dépend. Mais est ce qu’il doit avoir le choix, oui. Donc c’est là qu’il faut pousser les choses.
Le manifeste comprend une quinzaine de critères réalistes, concernant la tarification, la langue, la praticité, le choix ou les droits du consommateur.
Moralité : pour défendre la neutralité du net, préférez BitTorrent à MegaUpload.
Charme parfait du dispositif, c’est l’abonné qui installe volontairement cet œil, au parfum discret du « télécran » d’Orwell; chez lui. Et puisqu’en définitive le journal sécurisé sera infalsifiable, l’abonné pris la main dans le sac pour défaut de sécurisation pourra voir sa sanction potentielle (1 mois de suspension, 1500 euros d’amende pour défaut de sécurisation d’accès) se muer en délit de contrefaçon (3 ans de prison et 300 000 euros d’amende.
Et voilà comment « le système de contrôle » respectueux « des données personnelles » glisse tout doucement en surveillant et enfin, en menace juridique contre l’usager.
Et comme toujours en droit, deux torts ne s’annulent pas, ils s’additionnent.
De plus, Free utilise une faille dans la législation, puisque la Commission exclut de l’assiette de taxe « les systèmes de stockage qualifiés et certifiés pour pouvoir fonctionner simultanément avec 3 système d’exploitation ». Or Free affirme que sa nouvelle box fonctionne sous tous les systèmes d’exploitation.
Mais « l’augmentation de la capacité de mémoire ne signifie pas que l’on copie plus, rappelle dans les Echos Bernard Heger, président du Simavelec (syndicat des industries de matériels audiovisuels et électroniques). On taxe des biens avant même de savoir comment ils sont utilisés. »
Une histoire de la propriété intellectuelle dans le cyberespace.