Maintenant que la loi de notre pays autorise de nouvelles transgressions, il importe plus que jamais que chacun trouve les moyens de la vigilance et d’un discernement personnel afin de faire ses choix en pleine conscience de ses conséquences éthiques.
La satisfaction d’un besoin -même légitime-, le principe d’égalité, les besoins de la recherche scientifique, la peur du handicap ne peuvent justifier qu’on traite l’être humain comme un matériau manipulable et éliminable.
Si la loi dit le droit, elle ne dit pas le bien. Ce nouveau cadre législatif fait sauter de nouvelles digues éthiques et renvoie chacun, plus que jamais, à sa responsabilité personnelle.
Les partisans de la loi s’en défendent, mettant en avant les enjeux de la connaissance… Dans ce cas-là, la loi actuelle suffit, compte tenu du régime dérogatoire. Nul besoin de lever le principe d’interdiction avec les graves conséquences que cela comporte, dont on ne prend malheureusement pas la mesure.
Or, les fondements sur lesquels s'appuie cette proposition de loi sont fallacieux et "intempestifs", c'est-à-dire dépassés par les progrès récents. Qu'on en juge : J. A. Thomson, qui, en 1998, auditionné par le Sénat américain, avait entrevu les utilisations thérapeutiques des cellules souches embryonnaires humaines, mais abandonne cette voie dès 2002. Il conclut en effet que ces dernières ne pourront vraisemblablement jamais être utilisées pour traiter des patients. D'ailleurs, en quinze ans, aucun patient n'a été traité par des cellules souches embryonnaires. Comment peut-on faire référence, dans un débat parlementaire sérieux, à "des résultats scientifiques importants", affirmer que "la recherche sur les souches embryonnaires est porteuse d'espoir" et que "les résultats obtenus depuis treize ans dans le monde et depuis six ans en France sont très encourageants" ?
Or, les fondements sur lesquels s'appuie cette proposition de loi sont fallacieux et "intempestifs", c'est-à-dire dépassés par les progrès récents. Qu'on en juge : J. A. Thomson, qui, en 1998, auditionné par le Sénat américain, avait entrevu les utilisations thérapeutiques des cellules souches embryonnaires humaines, mais abandonne cette voie dès 2002. Il conclut en effet que ces dernières ne pourront vraisemblablement jamais être utilisées pour traiter des patients. D'ailleurs, en quinze ans, aucun patient n'a été traité par des cellules souches embryonnaires. Comment peut-on faire référence, dans un débat parlementaire sérieux, à "des résultats scientifiques importants", affirmer que "la recherche sur les souches embryonnaires est porteuse d'espoir" et que "les résultats obtenus depuis treize ans dans le monde et depuis six ans en France sont très encourageants" ?
Allant à l'encontre de l'avis du gouvernement, le Sénat a autorisé, vendredi 8 avril, la recherche encadrée sur l'embryon et les cellules souches dans le cadre du projet de loi sur la bioéthique.
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Édité par le groupe de travail des évêques de France sur la bioéthique, Conférence des évêques de France
En somme, on voit la société civile sombrer dans l’irrationnel en sacralisant la techno-science, en divinisant le progrès, bref en parlant le langage du mythe. Et on voit l’Église, au contraire, en appeler à la raison, à l’intelligence, à l