Le dossier est piloté directement par l'Elysée, Nicolas Sarkozy ayant assuré lundi à Versailles qu'il souhaitait aller "jusqu'au bout" avec l'Hadopi.
C'est-à-dire jusqu'à la dissolution du Conseil constitutionnel ?
Comment peut-on accepter que les règles qu’on tente de nous imposer sur Internet ne soient faites que pour entraver notre liberté ? En nous disant défendre le droit d’auteur, c’est un énorme mensonge qu’on nous sert, dont l’objectif est de contrôler l’incontrôlable… Pure utopie, perte d’argent et perte de nos libertés…
C’est justement en voulant aller « jusqu’au bout » qu’on en vient à franchir les barrières de la constitutionnalité, à violer l’article 11 de la déclaration des droits de l’homme ou le principe de la présomption d’innocence puisque le projet instituait une présomption de culpabilité, comme ce fut tant et tant de fois dénoncé par les adversaires, non des droits d’auteur mais du système Hadopi. Avec les multiples limites imposées par le Conseil constitutionnel, le chef de l’Etat ira certes « jusqu’au bout », mais son terrain d’action est finalement réduit à peau de chagrin faute d’avoir voulu explorer des voies nettement plus pacifiques et enrichissantes pour les ressources des ayants droit. Finalement, on se dit que le seul gain dans Hadopi aura surtout été de confronter deux blocs, celui des artistes et des consommateurs...
"En faisant référence à la Déclaration de 1789, on est pas dans l'ordre du juridique, mais dans l'ordre de la philosophie politique."
Ça donne une idée des objectifs présidentiels...
Sophie Coignard nous fait ainsi découvrir tout au long de son livre les dessous de nombre de nominations ou d’opérations. On est parfois sidéré, voire choqué, que de tels réseaux puissent exister à l’heure de la modernité et de la transparence. Certes, d’autres puissants lobbys ont partout leur mot à dire. Mais les francs-maçons auront réussi le tour de force d’être à la fois le plus ancien et le plus secret des réseaux. Son mystère a fait sa force. Le voici aujourd’hui en partie dévoilé
Petit à petit, les pièces du puzzle s'assemblent et l'image se révèle sous nos yeux. Le projet de loi Création et Internet n'a pas encore été promulgué que déjà le morceau suivant s'apprête à faire son apparition. Projet de loi après projet de loi, décret après décret, nomination après nomination, Nicolas Sarkozy prépare méthodiquement les moyens pour le gouvernement de contrôler Internet... et les internautes.