En 2013, les prélèvements augmentent cette fois-ci de 22,1 milliards (1,6 milliard imputable à des mesures décidées par Nicolas Sarkozy, 20,3 milliards à François Hollande).
A l’origine,un rapport de la cour des comptes (pdf), et un article publié sur Politique.net qui révèle que le site de l’ancienne première dame aurait coûté 410 000 euros au contribuable. A ce prix, là on s’attend naturellement à une véritable merveille, d’une qualité de code irréprochable, d’un design somptueux, d’une horde de hackers chinois qui met à jour le site toutes les heures… bref quelque chose de bling bling et bien vivant. Je suis donc naturellement allé jeter un œil, et assez rapidement, j’ai pu prendre la mesure de la catastrophe.
Les résultats de cette économie expérimentale, qu’il faut considérer avec prudence, sont très éclairants. Ils nous rappellent que, dans tout pays, la connaissance de l’impact réel d’une action publique est la condition de son acceptation par les contribuables ; et on oublie trop souvent l’importance de la pédagogie dans l’acceptation de l’impôt. L’exemple de la vie associative montre d’ailleurs que, quand les citoyens sont réellement associés à l’action sociale, ils en supportent le poids bien plus facilement.
Les frais réels ou frais professionnels représentent toutes les dépenses réalisées dans le cadre professionnel.
L'administration fiscale applique automatiquement à tous les salariés un abattement de 10 % sur vos revenus imposables. Cet abattement est prévu pour compenser les frais professionnels supportés par les salariés.
Si, après calculs, il s'avère que l'abattement ne couvre pas l'ensemble de vos frais, vous pouvez déduire de vos revenus tous vos frais réellement engagés, à condition de fournir tous les justificatifs.
Gerard Depardieu est donc aussi le nom qu’on peut donner à la tragédie de l’être humain, incapable d’échapper à son enveloppe charnelle. Et qui, malgré tous ses subterfuges, malgré le divertissement de soi et des autres, sait qu’il reste mortel.
Et comme presque tous ceux qui ont cette lucidité-là, il se déteste de se savoir mortel. Et il accélère ce qu’il redoute, pour ne pas avoir à l’attendre.
C’est cela qu’il faut le plus apprendre de Gérard Depardieu. Et c’est de cela qu’il faut le plus se méfier: que la fascination d’un peuple pour un homme, qui le représente si bien, ne le pousse pas à s’autodétruire.
C’est sur les causes qu’il faut travailler et non sur les conséquences ; si chacun est convaincu de l’équité de traitement de la fiscalité, de l’utilité de la dépense publique, qu’il constate la reconnaissance du travail et de la prise en compte des risques, des services publics efficaces et mobilisés pour simplifier et faciliter la tâche aux entrepreneurs, chacun restera dans l’hexagone au bénéfice de tous.
Ce qui me semble le plus préjudiciable, c’est l’insécurité législative, les règles qui changent, pas le taux d’imposition.
Vous étiez patron et vous avez vendu vos actions. Vous avez réalisé une plus-value ? Voici quelques graphiques qui illustrent les étapes que vous aurez à remplir pour savoir quel impôt vous attend, en fonction du pays dans lequel vous vivez. Si vous habitez en France, prenez votre respiration avant. Bonne lecture.
La fiscalité française c’est Kafka qui rencontre Brazil. Le règne de l’absurde et de l’hubris. La multiplication de l’incompétence par la malfaisance. La violation assumée de l’état de droit, l’injustice érigée en dogme. Chaque comportement et son contraire sont à la fois encouragés et taxés avec des outils inadaptés, mal conçus, mal compris, mal transcrits dans la loi. C’est un archer aveugle qui vise la mauvaise cible avec un arc voilé et des flèches tordues. C’est 1000 archers aveugles qui ne se parlent pas.
La bonne attitude est de s’en préoccuper le moins possible. Mais refuser de s’y plonger, c’est la quasi-assurance de finir par payer beaucoup plus qu’on devrait. Qui peut se permettre ce luxe ?
Le problème avec le budget français n’est donc pas la structure de l’impôt sur le revenu, qui n’est pas en soi condamnable : on peut taxer les plus-values et les revenus du capital comme le travail ; mais à condition que les taux ne soient pas confiscatoires. Or, en France, ils le sont.
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Baisser l’impôt sur le revenu du travail et de l’épargne ; augmenter les droits de successions ; c’est la recette assurée pour le succès économique. C’est exactement le contraire de ce que font tant la gauche que la droite en France, où les élites, plus soucieuses de protéger les situations acquises que de promouvoir les nouveaux venus, organisent avec entêtement le suicide fiscal du pays.
Au-delà, il faudra réfléchir à ce que signifie, pour une société, que d’être incapable de retenir ses élites, devenues des mercenaires de passage.
Tant que le marché fixe les valeurs, sa logique s’imposera.
Et c’est là que le laxisme financier devient l’allié de nos tyranneaux : les prêteurs complaisants, qui ne font pas respecter les règles de la solvabilité, annihilent le contrôle démocratique (la nécessité du consentement à l’impôt). Le surendettement de beaucoup de nos États est ainsi le résultat d’un régime de faveur accordé aux pouvoirs publics, en contradiction avec les principes de base de la démocratie, par les organismes dont le devoir aurait été de surveiller les élus et les hauts fonctionnaires tout autant que les chefs d’entreprise et les ménages.
Une illustration humoristique du système de l'impôt sur le revenu. Un concept très Suptil.
Au cours de la campagne présidentielle, François Hollande a proposé notamment la création d’une nouvelle tranche d’impôt sur le revenus au taux marginal de 75% pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros. A cette occasion on a pu entendre de nombreuses réactions sur l’injustice que cela pouvait représenter que de prélever 75% du revenu. Certaines de ces réactions étaient très certainement de la pure mauvaise foi partisane (“mesure confiscatoire”), mais les discussions émanant de cette proposition ont surtout été l’occasion de constater que les notions de tranche, taux marginal et taux d’imposition réel étaient le plus souvent très floues dans l’esprit de nombreuses personnes. Essayons donc de reprendre tout cela dans l’ordre.
ne parlez plus de low cost ! Les progrès étant possibles dans nombre de secteurs, ce n'est pas Free (ou Ryanair, ou Logan, ou Ikea) qui est low cost, ce sont les autres qui sont high cost.
Cette logique suppose de faire du passé table rase. Elle pose aussi la redoutable question des emplois à créer ailleurs. Mais la mission économique d'un Etat n'est pas tant de créer des emplois que de fournir des services publics au meilleur coût.
Les montants engagés se sont élevés à environ 1 million d'euros, dont 242 KEUR rien que pour le site pandemie-grippale.gouv.fr.