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L’urgence est de se protéger contre ce risque et pour cela il faut prendre quelques mesures simples : stériliser les paradis fiscaux, revenir à la séparation des banques de dépôt et d’affaires afin qu’une nouvelle crise bancaire ne détruise pas l’économie courante, donner un statut public aux agences de notation, interdire la création de produits dérivés financiers déconnectés de l’économie réelle. Tout cela, c’est juste de la précaution ! Tout de suite !
L'ONU met en garde la communauté internationale contre l'imminence d'une crise alimentaire globale pour l'an prochain qui commence dans... un mois ! The Guardian est le premier quotidien britannique a divulguer l'atterrante nouvelle. Cette famine sera induite par un indice incontournable, celui des réserves mondiales de céréales qui ont atteint des niveaux de production dangereusement bas.
Il faut voir qu’on est aujourd’hui dans une crise qu’on a jamais connu. On a pas de référence. Ce n’est pas la crise de 29-31, ce n’est pas celle de 70 avec de l’inflation.
Le pire de la crise est à venir.
L'économiste jésuite livre une analyse fouillée de la crise et propose une voie de sortie : engager la transition écologique. Un projet de société capable, selon lui, de sortir l'Europe du piège où l'a précipitée la démesure financière.
Krugman indique également :
Une chose drôle est arrivée sur le chemin à l’Armageddon économique : le désespoir de l’Islande a rendu le comportement conventionnel impossible, libérant la nation et la laissant casser les règles. Là où tous les autres ont sauvé les banquiers et ont laissé le salaire du public payer le prix, l’Islande a laissé les banques faire faillite et a augmenté réellement son filet de protection sociale. Là où tous les autres se sont fixés comme objectif de calmer les investisseurs internationaux, l’Islande a imposé des contrôles provisoires aux mouvements des capitaux pour se donner des marges de manœuvre.
Pour vous donner une image, ils contrôlent minutieusement la qualité de chaque pièce du puzzle, mais ne se demandent pas ce qui est dessiné sur le puzzle.
Et c’est là que le laxisme financier devient l’allié de nos tyranneaux : les prêteurs complaisants, qui ne font pas respecter les règles de la solvabilité, annihilent le contrôle démocratique (la nécessité du consentement à l’impôt). Le surendettement de beaucoup de nos États est ainsi le résultat d’un régime de faveur accordé aux pouvoirs publics, en contradiction avec les principes de base de la démocratie, par les organismes dont le devoir aurait été de surveiller les élus et les hauts fonctionnaires tout autant que les chefs d’entreprise et les ménages.
Une info qui n’a pas fait les gros titres: d’après le commissaire européen au marché intérieur et aux services, Michel Barnier, les 4.500 milliards d’euros injectés sans débat dans les banques européennes représentent 37% du PIB européen. Un hold up incroyable qui s’est réalisé sous nos yeux, un transfert de la dette des banques vers les Etats qui n’est certainement pas terminé.
Dans les deux cas, le pays paiera le prix d’une campagne électorale totalement ratée. Non de la faute des candidats. Ni des journalistes. Mais des Français eux-mêmes, qui n’auront pas su sortir à temps de la douceur de vivre, de la drôle de guerre, de l’ivresse trompeuse.
Je ne cesserai jamais de répéter que l’Islande est LE pays à prendre en exemple,même s’il est complètement ignoré des médias, s’il est loin ou quelle qu’en soit la raison pour ne pas en parler, c’est le pays à suivre! Payer pour les banques? Même pas en rêve, là bas ils ont été emprisonnés! Sauver les banques? Elles ont été nationalisées. Quand à la croissance actuelle, elle se porte au mieux.
A lire Ce que les banques vous disent et pourquoi il ne faut presque jamais les croire, de Pascal Canfin, éd. Les Petits Matins, 128 pages, 5 €. Sortie le 2 février.
En attendant j'ai lu l'acte de la première à la dernière ligne (je n'avais fait que le survoler jusqu'à présent), et je peux vous dire que c'est plutôt du genre bombe H que Hoax, et quand ça va péter, ça va souffler fort, très fort. Et partout. C'est même du genre à foutre en l'air tout le système actuel.
C'est aussi pour cela que l'UE ne peut que soutenir la Grèce. Ne considérer que les causes économiques va trop loin, oublier la géopolitique est ici impossible.
l ne faut pourtant pas se faire d’illusion : tant qu’ils le pourront, les hommes et femmes politiques feront tout pour ne pas répondre à ces questions , pour ne pas agir. Et ils ne seront contraints de le faire que quand la pression venue de l’extérieur sera devenue écrasante . Et là, il sera trop tard.
La crise s’étend à la France, quand on réalise que sa situation financière n’est même pas aussi bonne que celle de l’Italie, (dont le budget, hors service de la dette, est en excédent, à la différence de celui de la France) , et quand on mesure que ses banques et compagnies d’assurances portent une large part de la dette publique des pays périphériques et détiennent encore massivement des actifs toxiques, sans valeur aujourd’hui.
La seule solution pour éviter la récession serait une augmentation permanente de la production de pétrole bon marché. L’impossible réalisation de ce fantasme nous conduit à l’autre solution : la décroissance massive de notre consommation de pétrole, que nous le voulions ou non.
Non, rien n’est réglé, la reprise est un leurre. La bonne tenue temporaire des marchés actions est une blague. La course en avant choisie par les politiques finira explosée dans le mur de la réalité. Et ceux qui en pâtiront seront les populations. Pas les politiques.
Depuis le samedi 27 novembre, l’Islande dispose d’une Assemblée constituante composée de 25 simples citoyens élus par leurs pairs. Son but : réécrire entièrement la constitution de 1944 en tirant notamment les leçons de la crise financière qui, en 2008, a frappé le pays de plein fouet.
Pourtant, la nature des évènements en cours en Islande est sidérante : un Peuple qui chasse la droite au pouvoir en assiégeant pacifiquement le palais présidentiel, une « gauche » libérale de remplacement elle aussi évincée des « responsabilités » parce qu’elle entendait mener la même politique que la droite, un référendum imposé par le Peuple pour déterminer s’il fallait rembourser ou pas les banques capitalistes qui ont plongé par leur irresponsabilité le pays dans la crise, une victoire à 93% imposant le non-remboursement des banques, une nationalisation des banques, et, point d’orgue de ce processus par bien des aspects « révolutionnaire » : l’élection d’une assemblée constituante le 27 novembre 2010, chargée d’écrire les nouvelles lois fondamentales qui traduiront dorénavant la colère populaire contre le capitalisme, et les aspirations du Peuple à une autre société.
Confrontée elle aussi à une crise due aux excès de son secteur bancaire, l’Islande a refusé de transférer les pertes des banques aux contribuables et a dévalué sa monnaie. Résultat : la crise s’avère moins profonde que prévu et le redressement est en marche.
Le président islandais s'en explique sans ambages à Bruxelles : “La différence est qu’en Islande nous avons laissé les banques faire faillite, a-t-il expliqué. C’étaient des institutions privées ; nous n’y avons pas injecté de l’argent pour les maintenir à flot. L’Etat n’a pas à assumer cette responsabilité.”