Première révélation : la ministre avoue clairement que les « cris d’orfraies » poussés par François Hollande et Laurent Fabius au sujet du programme de surveillance Américain ne sont que du théâtre, sans doute destinés à apaiser le petit peuple, et à initier un mensonge d’Etat à coté duquel Jérôme Cahuzac va faire l’effet d’un enfant de chœur.
Ce qui résulte de leur courage, c’est l’aggravation des crimes réels grâce à la complaisance du public.
Ces hommes ont eu autant d’impact qu’il était possible de l’espérer.
Mais, semble-t-il, cet impact n’a eu absolument aucun impact.
Je n'ai aucune preuve mais à l'heure de Prism, je n'attends pas d'en avoir pour prendre des décisions. Le bon sens et le « mode parano » conduisent nos décisions depuis toujours. Comme on le dit « sur Internet il n'y a que les paranos qui survivent ».
Une expligraphie pour comprendre les programme de surveillances électroniques et tout particulièrement le système américain PRISM.
Le refus des autorités françaises d’autoriser le survol de l’Hexagone par un avion soupçonné de transporter Snowden permet, en tout état de cause, de relativiser les protestations horrifiées de François Hollande. Car il est inimaginable qu’une telle affaire ne soit pas remontée au plus haut sommet de l’Etat. D’ailleurs, Hollande a reconnu que l’ancien agent américain était bien visé
Si les révélations sur le programme d'espionnage américain Prism ont provoqué un concert d'indignation en Europe, la France, elle, n'a que faiblement protesté. Pour deux excellentes raisons : Paris était déjà au courant. Et fait la même chose.
Puis après tout, si l’UE n’a rien à se reprocher, c’est qu’elle n’a rien à cacher non ? Ah non ? Ça marche pas ça avec les institutions ? C’est que pour les citoyens ?
Il est d’ailleurs assez amusant de voir que Fleur Pellerin, loin d’aller demander des comptes aux américains ou aux anglais, s’empresse de raconter n’importe quoi à la presse en préconisant un cloud souverain là où il faudrait éduquer le public à chiffrer et anonymiser ses communications. Peut-être est-ce parce qu’en rendant sourds et aveugles les services étranger, nous nous rendrions sourds et aveugles nous même ?