À condition de verser une part des revenus de leur sale métier à l'État (pardon, on dit « payer des impôts »). Et c'est là que la censure intervient. Pour protéger le business de ceux qui paient une part à l'État, il faut interdire les autres. Le décret cité plus haut permet donc cette censure.
Après la Tunisie, l’Egypte, la Libye et la France (ah non, pas la France), c’est au tout de la Syrie de se révolter…
Continuez à vous informer par vous même et arrêtez de compter sur la presse et les chaines de TV qui évitent au maximum certains sujets.
Dans son édition à paraître vendredi, Marianne revient en détails avec des documents exclusifs sur le coup de poignard donné par Nicolas Sarkozy au projet de défense de la liberté d'expression sur Internet qu'avait porté Bernard Kouchner au gouvernement.
Censurer les sites pédophiles plutôt que de chercher à les faire fermer, c’est comme assister à un viol et se cacher les yeux en se disant que ça n’a pas lieu.
Ce qui concerne FDN, c'est l'affaire du filtrage de WikiLeaks. La censure en ligne, par des prestataires techniques, sur demande hors-justice des gouvernements, d'un site qui dérange mais n'est pas condamné.
Alors, résistance aux pannes ou contrôle accru ? Il va falloir choisir... Les deux sont complètement incompatibles : ce qui rend la censure si difficile à faire respecter, c'est justement ce qui rend l'Internet si robuste, la variété des connexions et des techniques, et surtout l'intelligence et l'initiative des acteurs.
A noter que la Haute Autorité à interdit aux journalistes d’évoquer ce sujet lors de sa conférence de presse.
C'est simple: C'est un énorme outils de censure et de surveillance. Énorme. C'est l'équivalent d'une écoute systématique et totale de vos conversations téléphoniques et votre courrier, et la coupure immédiate de la communication ou la destruction des courriers si vous parlez de choses "interdites". Dans la vie courante, on aurait droit à un soulèvement populaire et intellectuel. Mais sur internet, ça semble "normal" à presque tout le monde. Allez comprendre.
C'est donc au tour de la LOPPSI de venir tenter de réguler le Net. Cette cohérence dans l'obstination à vouloir contrôler l'Internet a quelque chose d'effrayant pour notre démocratie. La main mise gouvernementale sur les médias n'est plus un fantasme mais bel et bien une réalité... Petites chroniques ordinaires de l'orwellisation de notre société de l'Information.
Enfin, Bernard Kouchner appelle à "donner une traduction juridique à l'universalité d'Internet, lui conférer un statut qui le rapproche d'un espace international, afin qu'il soit plus difficile pour les Etats répressifs d'utiliser l'argument de la souveraineté contre les libertés fondamentales". C'est un "projet (qui) me tient à coeur", écrit-il, en concédant qu'il sera "difficile à mettre en oeuvre".
Cette censure est dérangeante à plus d'un titre. L'INPI est un établissement public qui a notamment pour mission de "former à la propriété industrielle et d’œuvrer pour son développement". Il assure ainsi chaque année environ 15 000 heures de formation, dont sont sans doute exclues les questions liées aux licences libres qui prennent pourtant une place croissante dans l'économie, en particulier du logiciel. L'INPI est aussi "fortement impliqué dans l’élaboration du droit de la propriété industrielle et représente la France dans les instances communautaires et internationales compétentes", ce qui en dit long sur la défense du libre par la France à l'échelle internationale.
Les organisateurs avaient prévu une petite section pour présenter le modèle de développement Logiciel Libre apportant sans aucun doute des éclairages par rapport aux points de vue "traditionnels" présentés au public, notablement par rapport au très répandu "copier c'est pas bien".
Suite à des pressions de l'INPI, toute mention de Logiciel Libre a été supprimée de cette exposition. Isabelle Vodjdani, artiste, maître de conférence à l'UFR d’arts plastiques et sciences de l’art, Université Paris I, membre de Copyleft_Attitude, responsable éditoriale de transactiv.exe, qui avait rédigé un texte concis définissant le Libre, ses enjeux et ses perspectives, a été simplement remerciée.
Pourquoi l’INPI a pris le risque de se ridiculiser en censurant un texte promis aux oubliettes ? Il faut croire que cette voix, aussi discrète soit-elle, dérange encore trop. Elle dérange parce qu’elle n’appartient pas au monde binaire que tentent de nous décrire les lobbys des ayant droit.
« D'abord ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, ensuite ils vous combattent et enfin, vous gagnez. » Gandhi
«Venant de Chine, je ne comprends pas cette censure brutale en France, et surtout dans l’une de ses écoles d’art les plus anciennes, qui est supposée encourager la liberté d’expression. Cela montre le degré de conservatisme du climat politique et le degré de peur de Sarkozy»
La différence, c'est que ce traité touche aux libertés publiques : c'est à juste titre que les organisations de défense de ces dernières exigent plus de transparence, afin que leurs arguments puissent être entendus.
Parmi les informations qui ont fuité du traité ACTA – toujours en négociation -, on trouve aussi la possibilité pour les ayants droits d’accéder aux informations personnelles d’un internaute, suspecté d’avoir téléchargé un contenu copyrighté, sans avoir besoin de recourir à un juge. En bref, Hadopi, à coté, ce n’est pas grand chose, mais c’est un bon début.
Sur Internet, cohabitation, coopération, cocréation… se combinent depuis longtemps pour engendrer une co-sécurisation. Si MAM comprenait un tant soit peu ce phénomène, elle proposerait de le stimuler, de l’expliquer, de l’encourager, de faire se parler ceux qui créent les outils, d’éveiller la conscience des usagers…
Quoi qu’il en soit, le dessein d’une "régulation" globale voulue par le gouvernement sur Internet se poursuit sans qu’on ait une réelle idée de ses limites.
Mais avec sa décision, le Conseil constitutionnel a posé des bornes aux desseins sarkozistes. Il a en particulier jugé qu'Internet était une composante de la liberté d'expression et de communication, dont l'exercice constitue "une condition de la démocratie", et que "les atteintes portées à l'exercice de cette liberté doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées à l'objectif poursuivi".
Il l'a d'ailleurs affirmé avec force en exigeant que toute mesure de filtrage ne pourra être ordonnée par un juge que si elles sont "strictement nécessaires à la préservation des droits en cause", après un débat contradictoire. Un avertissemnet pour la Loppsi, qui prévoit un filtrage sur simple décision ministérielle.
L’un des passages qui a sauté est celui qui précise que l’Hadopi est un danger "pour... le gouvernement". Dans la nouvelle version « le risque serait, en fait pour ... la société ». On notera que la version initiale était titrée "Hadopi, des effets (bien) cachés". La version remasterisée : "Hadopi : des effets indésirables ?". Bref : après les certitudes, le doute.